Publié le 17 Novembre 2012

L'association Omnibus vous propose de participer à son grand débarras de fin du monde... Vous avez des œuvres périmées ou des vieilles croûtes dont vous ne savez plus quoi faire ? Venez les fourguer à OMNIBUS !!!

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Modalités de participation

Ouvert à tous ou presque... Dans la mesure du bon goût officiel à Tarbes (si c'est pas de la daube !).

Déballage libre (plus ou moins...) du mercredi 19 décembre à 14h au jeudi 20 à 18h. Ouverture au public le 20 décembre à partir de 19h et les vendredi 21 et samedi 22 décembre de 14h30 à 19h.

Prix de vente libre (pas cher c'est mieux, sachez-le).

En cas de vente, un don à l'association sera bienvenu.

Reprise des œuvres le samedi 22 décembre au soir ou début janvier.

Si vous êtes intéressés, merci de nous le faire savoir à l'avance :)

Contacts

Philippe Bertrand : philippe.bertrand79@aliceadsl.fr / 06 65 60 54 45
Frédéric Ducos : jardinsdespossibles@gmail.fr / 06 77 64 31 97

Informations pratiques

Omnibus – Laboratoire de propositions artistiques contemporaines
29 avenue Bertrand Barère 65000 TARBES
05 62 51 00 15 / infomnibus@orange.fr


Vin chaud et buffet froid au programme de la soirée d'ouverture, autour du lancement de la nouvelle édition d'Omnibus : En attendant la fin du monde
!

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Publié dans #Au programme

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Publié le 24 Octobre 2012

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Fabien Guiraud, L'été dernier
Exposition du 11/10 au 30/11/2012
Omnibus, Tarbes


Liste des œuvres


> Résidence secondaire, 2012

Installation in situ, sable fin, dimensions variables
> Au large, 2012

Installation in situ, 100 photographies couleur, 10 x 15 cm, punaises
> Souvenir, 2009

Vidéo, 4’ 41’’, en boucle
> Orient express, 2012

Tapis, armature métallique, 1 x 2 m environ

> Summer Love, 2012
Installation in situ, cailloux, cendres, bois brûlé, sable fin, dimensions variables
> Les neiges éternelles, Gizeh, 2011

Photographie couleur, cadre bois et verre, 75 x 105 cm
> Les neiges éternelles, Paris, 2012

Photographie couleur, cadre bois et verre, 65 x 85 cm

> Les neiges éternelles, Itza, 2012

Photographie couleur, cadre bois et verre, 55 x 105 cm
> Temple, 2012

Sculpture en pin des Landes, 21 éléments modulables, dimensions variables
> La belle rouge, 2012

Images animées, 15 sec. en boucle

http://fabienguiraud.tumblr.com/

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Publié le 24 Octobre 2012

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Résidence secondaire, 2012
sable

Au large, 2012
photographies couleur, punaises


Fabien Guiraud, L'été dernier
Exposition du 11 octobre au 30 novembre 2012


Sous le titre nostalgique de L’été dernier, comme une chanson pop, romantique et un peu kitsch, Fabien Guiraud présente pour sa première exposition personnelle un ensemble de pièces interrogeant de manière ludique le statut des objets, et différents clichés de la société contemporaine. Il multiplie les déplacements de signes et invente un vrai tapis volant, transforme des pyramides en montagnes aux sommets enneigés, et fait d’une punaise la bouée surgissant d’une mer de carte postale. Fabien Guiraud joue avec les nombreuses significations que recèlent les images et le langage, tout en affichant une prédilection pour les matériaux éphémères et l’objet banal. Ses productions plastiques fonctionnent par associations d’idées, comme des mots d’esprit ou des rébus, rehaussés par des titres choisis.


Polysémie
Dès l’entrée de l’exposition, le ton est donné. Au centre de la pièce trône un tas de sable avec lequel l’artiste a réalisé des formes de parpaings. Disposés en cercle, ils préfigurent les fondations d’une tour irrévocablement ruinée. Comme bien souvent chez Guiraud, le matériau est utilisé tel quel, sans aucun artifice. Les briques de l’édifice de sable s’écroulent peu à peu, vestiges abandonnés symboles de la fugacité du temps. Intitulée Résidence secondaire, ce chantier impossible véhicule aussi une imagerie populaire, celle des vacances, des châteaux et des sculptures de sable, des souvenirs de bords de mer auxquels font écho une centaine de photographies disposées en nuage dans un angle de mur.
Sur ces images de cartes postales au premier abord identiques, on peut voir deux bandes bleues superposées : ¾ de mer, ¼ de ciel, et un point jaune ressemblant à une bouée. En regardant mieux un étrange vertige saisit le regard. L’effet d’optique s’explique lorsque la bouée redevient une punaise banale, qui pique l’image sur le mur. Ainsi Guiraud s’amuse à « observer le réel pour ce qu’il pourrait simuler. Faire apparaître comme réelle une chose qui ne l’est pas. Cette position déstabilise la perception sur le monde environnant et permet d’en élargir les représentations. » 1
Qu’elles soient réalisées par lui-même ou bien empruntées sur le Net, les photographies qu’il utilise sont volontairement ordinaires, proches d’une pratique amateur. Elles appartiennent à un répertoire commun, que chacun peut s’approprier. Fabien Guiraud mélange les sources, utilise des photographies de famille ou trouvées, rejoue et fige de vrais souvenirs de vacances (La Tramontane, 2007), confond mise en scène et document, s’invente des biographies fictives, ou choisit de travailler en série avec des images appartenant à la mémoire sociale et collective.
Pour les Neiges éternelles, il repeint indifféremment d’un trait blanc les sommets des pyramides de Gizeh ou du Louvre, en un geste presque distrait qui mêle différentes époques, icônes et civilisations, pour révéler des montagnes naïves et sensibles.
« En plaçant le regardeur dans cette situation, Fabien Guiraud nous fait comprendre que l’idée compte bien plus que sa réalisation, et nous enjoint à explorer la petite part d’imagination propre à chacun (…). La génération née dans les années 80 a bien connu le chocolat «Merveilles du monde». Nous ouvrions ces plaquettes et découvrions des animaux de tout continents, tout en faisant fondre des carrés sur notre langue. Avec ses Neiges éternelles, Fabien Guiraud n’a-t-il pas l’intention de nous rappeler à nos priorités de compréhension du monde ? (…)
Il faut finir l’esquimau glacé avant qu’il ne commence à nous couler sur les doigts. » 2
Fabien Guiraud développe une pratique conceptuelle qui refuse de hiérarchiser les œuvres en fonction du talent ou de l’habileté nécessaires à leur réalisation. Avec ses images modèles, ses matériaux fragiles ou ses objets détournés et ses gestes simples, il cultive l’erreur et l’exploit dérisoire, interrogeant, sur le mode de l’autodérision, les limites de l’art.


Les règles du jeu
De LHOOQ, la célèbre Joconde à moustaches, à In Advance of the Broken Arm, ready-made constitué d’une pelle à neige transformée par la seule logique verbale, il y a indubitablement du Marcel Duchamp chez Fabien Guiraud. Dans son sillage néo-dadaïste, ou dans celui plus proche de Robert Filliou, Fabien Guiraud considère le réel comme un immense réservoir de matériaux transformables par les règles du jeu d’une idée artistique. Les objets que cet observateur poétique du quotidien prélève dans le réel sont parfois banals, mais ce sont toujours des signes porteurs de sens et d’informations, qui perdent leur fonction d’origine pour trouver une nouvelle symbolique dans l’interprétation. Les formes créées se trouvant ainsi elles-mêmes enrichies de ces connotations et fonctions antérieures. Orient express est un tapis aux ornements persans d’un mètre par deux, plié comme un avion en papier. Les significations se chevauchent et s’impressionnent, de destinations exotiques en contes des Milles et une nuit, tandis que le titre souligne dans le même temps avec ironie une idée de vitesse et, au-delà, de rapidité d’exécution.
Souvent, c’est avec le visiteur que Fabien Guiraud joue, en faisant appel à son sens de l’humour, en le touchant et en l’impliquant mentalement dans l’œuvre, par projection, ou, comme avec Les repères, une pièce photographique plus ancienne, en l’invitant à relier mentalement une multitude de points numérotés constellant un ciel bleu, pour créer un dessin absurde. « Ici, c’est l’exercice lui-même qui fait image et qui instaure du coup un jeu entre le visuel et le narratif. Sur le fond bleu, les points évoquent plus volontiers des agrafes ou des entailles dans une toile, et l’éparpillement échevelé des chiffres à relier, l’autopsie d’une scène de crime. On peut encore tenter de se frotter à l’énigme de la mystérieuse combinaison de chiffres, telle la promesse d’une cosmologie inconnue soudain révélée. Et finir par se laisser prendre par la danse des grues tout là-haut dans le ciel… ». 3

Complément d’objet direct
Les objets et sculptures de Fabien Guiraud sont des trompes l’œil, des leurres où se confrontent le réel et l’illusion autour de représentations archétypales, de rituels sociaux : des photographies touristiques, les dessins et les jeux de l’enfance, ou les amours de vacances (Summer Love, 2012). Un travail malicieusement sociologique qui interroge les traces et les icônes des civilisations contemporaines.
Pour Temple Fabien Guiraud convoque des valeurs anciennes ou traditionnelles, clin d’œil à la magnificence de l’architecture antique et des ruines, en réalisant de vraies / fausses colonnes en bois qu’il assemble comme un jeu de Lego, le tout pesant quand même plusieurs centaines de kilos. « Cet ensemble nous montre une nature artificialisée, réduite à sa simple apparence et pourtant lieu des possibles pour des rêveurs. Peu importe dans le fond que la ruine soit neuve, elle fait écho à un passé dans l’historique que nous avons appris à lire comme pittoresque, voire merveilleux. (…) Une composition qui donne à voir le processus de la ruine, et laisse le spectateur imaginer les étapes intermédiaires qui ont fait d’un arbre vivant un morceau de sculpture. » 4
Fabien Guiraud exploite aussi l’intégration d’une architecture à l’intérieur d’une autre, celle du lieu, installe donc un temple en ruine dans un entrepôt, mélangeant une fois de plus allègrement représentation et réalité, traces archéologiques et temps présent, supercherie et réalisme.

Autour d’un travail iconoclaste plein d’humour et de candeur privilégiant la valeur du jeu et l’imagination, les vacances de Monsieur Guiraud oscillent ainsi avec grâce entre poésie et absurde. Un petit feu d’artifice coloré explose en silence sur un moniteur au fond de la galerie, comme en écho à la vidéo Souvenir, une boule en verre agitée en vain ne contenant rien d’autre que de la neige pailletée, qui attendait le visiteur à l’entrée de l’exposition. La boucle est bouclée…

Et si on se prenait enfin un peu moins au sérieux ?

Erika Bretton 

1. / 2. / 3. / 4. : Propos de Fabien Guiraud / Pierre Clément / Catherine Fontaine / Jean-François Dumont

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Rédigé par OMNIBUS

Publié dans #Expositions

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Publié le 17 Septembre 2012

 Poursuivant ses actions en faveur de la création régionale émergente, l’association Omnibus présente la première exposition personnelle de Fabien Guiraud, jeune artiste né à Toulouse et diplômé de l’Ecole Supérieure d’Art des Pyrénées de Tarbes en 2009.

Sous le titre nostalgique de « L’été dernier », il propose un ensemble de pièces ludiques qui jouent avec les clichés, interrogeant la réalité des images et le statut des objets. Il multiplie les déplacements de signes et invente un vrai tapis volant, transforme des pyramides en montagnes aux sommets enneigés, et fait d’une punaise la bouée surgissant d’une mer de carte postale. Avec beaucoup d’humour, les vacances de Monsieur Guiraud oscillent ainsi entre poésie et absurde.

 

Fabien GUIRAUD, « L’été dernier».

du 11 octobre au 30 novembre 2012. Vernissage le jeudi 11/10/2012

Ouverture du mercredi au samedi de 14h30 à 19h

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Publié dans #Au programme

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Publié le 25 Août 2012

Samedi 15 septembre à 20h30

L'association Quelque Part (Faut Voir) propose une expérience particulière à Omnibus ! Tous les sens seront sollicités pour cette projection du film Le festin de Babette, de Gabriel Axel, sur une performance culinaire en direct de l’artiste Emilie Franceschin : Tout a un début et une faim.
Dégustation dans la soirée.


Cinévore > un film / une performance
Le festin de Babette / Tout a un début et une faim

Gabriel Axel / Emilie Franceschin


Tarifs : 8 euros / gratuit - de 12 ans
Renseignements : qpfv@orange.fr /
infomnibus@orange.fr

 

Omnibus - 29 avenue Bertrand Barère 65000 Tarbes

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Rédigé par OMNIBUS

Publié dans #Au programme

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Publié le 29 Juin 2012

A la ville ou à la campagne, le Labotopia ça marche comme ça !

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Déambulation du Labotapia à Tarbes le 21 juin 2012, à Gayan (65) le 23 juin 2012.

 Merci aux Labotopiens : Maya, Valérie, Marie-Jo, Sophie et Carlos, qui nous poussent à croire qu'un monde nouveau est possible !


Pour en savoir plus : Compagnie de la Tong

06 78 85 51 26 / compagniedelatong@gmail.Com
http://compagniedelatong.over-blog.com/article-le-labotopia-62866289.html

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Publié dans #Evènements et performances

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Publié le 8 Juin 2012

À voir jusqu'au samedi 16 juin 2012
 Pierre Clément, Effets variables

Il y a dans le travail plastique de Pierre Clément des préoccupations qui sont le reflet d'une génération. Celle qui s'est développée à la fin du XXe siècle en même temps que les nouvelles technologies d'information et de communication, et qui a vu la télévision, les médias et d'une manière générale les images envahir le quotidien. Une foule d'images et de textes véhiculée grâce aux progrès de la machine. Des monceaux d'informations de toutes natures diffusées sur le Net, accessibles en un clic : un terrain de jeu parfait pour Pierre Clément. Nourri par ce flux, il réalise des pièces qui interrogent les représentations mentales et sociales générées par la dite « Société de l'information », tout en prenant un malin plaisir à jouer avec les codes, les langages et les outils issus de la technologie.

Une exposition à ne pas manquer !
Ouverture du mercredi au samedi de 14h30 à 19h


http://pierreclement.eu/
http://laboratoire-omnibus.over-blog.com
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À suivre les 21, 22 et 23 juin 2012

La compagnie de la Tong vous invite à découvrir sa machine du monde nouveau !

LABOTOPIA

jeudi 21 juin
Déambulation pour une intervention utopique
À la fois guinguette ambulante, boîte à images, espace d'expression et objet théâtral, le Labotopia déambulera depuis la place de Verdun jusqu'à Omnibus pour une intervention utopique !

RDV à 19h place de Verdun pour la déambulation
Arrivée estimée à Omnibus à 19h30
pour refaire le monde ensemble autour d'un apéro spectacle.

vendredi 22 juin
RDV à 19h 30 à Omnibus

pour découvrir la machine, donner votre avis sur un monde nouveau, et échanger autour d'un verre.

samedi 23 juin
RDV à 19h 30 à Gayan
La machine à utopies déambule dans le village de Gayan et s'invite au pique nique organisé par l'association Quelque Part Faut Voir pour une soirée
Doc sur canapé.


http://compagniedelatong.over-blog.com/article-le-labotopia-62866289.html
 flyerlabotopiamail

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Publié le 8 Juin 2012

Omnibus en bref

POUR NOUS CONTACTER :
Omnibus - Laboratoire de propositions artistiques contemporaines
29 avenue Bertrand Barère 65000 Tarbes
infomnibus@orange.fr - 05 62 51 00 15


Fondé à Tarbes en 2007, Omnibus est un lieu associatif consacré à l’art contemporain et à la jeune création, à mi chemin entre espace d'exposition et atelier, plateforme de diffusion et d'expérimentation.
Singulière sur le territoire des Hautes-Pyrénées, l'association soutient en particulier les artistes plasticiens de la Région Occitanie, tout en cherchant à sensibiliser différents publics à l'art d'aujourd'hui.

Omnibus a longtemps développé ses actions autour d’un programme intitulé « Lèche-vitrine », qui proposait aux artistes de réaliser un travail pour la vitrine du lieu donnant sur la rue. Plus d’une quarantaine de projets allant de l’exposition au spectacle vivant ont ainsi été mis en œuvre autour de ce moyen de diffusion destiné à mettre l’art à la portée de tous. Omnibus continue ponctuellement à utiliser sa vitrine pour différents projets de création.
Aujourd'hui l’association organise chaque année dans son lieu quatre à cinq expositions collectives ou monographiques et propose des événements multidisciplinaires (concerts, performances, théâtre, ateliers…), qui viennent enrichir la programmation.
L’association s’engage aussi régulièrement dans des actions hors les murs, de façon à aller à la rencontre d’un public élargi et de contribuer au rayonnement culturel du territoire.
Des actions de médiation en direction des scolaires et de tout public (rencontres avec les artistes, visites accompagnées…) viennent étayer l’ensemble de ces propositions.


Omnibus est une association loi 1901, reconnue d'intérêt général et non assujettie à la TVA.
Elle est principalement soutenue par la Région Occitanie, le Département des Hautes-Pyrénées et la Mairie de Tarbes.

Si vous appréciez nos actions, vous pouvez nous soutenir en adhérant.
L'adhésion vous permet d’assister aux assemblées générales de l’association et d'être informé de l'ensemble de nos manifestations, de recevoir les invitations aux vernissages, ainsi que les éditions produites par l'association.

Vous pouvez aussi choisir d'être membre donateur pour un montant de votre choix, supérieur à la cotisation ordinaire. Selon le Code général des impôts, effectuer un don à notre association peut vous permettre de bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu, à hauteur de 66% de la somme versée et dans la limite de 20% du revenu imposable.
Pour justifier vos versements auprès du Trésor Public, Omnibus s'engage à vous fournir un reçu officiel.

Selon la Loi n°2003-709 du 1 août 2003, Omnibus est également éligible au mécénat. Si vous êtes une entreprise assujettie à l'impôt sur le revenu ou sur les sociétés, vous pouvez bénéficier d'une déduction fiscale égale à 60 % du montant du don, dans la limite de 5 % de votre chiffre d'affaires annuel. Toujours selon la loi, ce mécénat peut se traduire en numéraire, en nature ou en compétence.

Pour plus d'informations n'hésitez pas à nous contacter.

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Publié le 29 Mai 2012

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Liste des œuvres

Loading forever
, 2012
Bois, néon, impression numérique sur plastique transparent, 170 x 21 x 21 cm
Tétraèdre
, 2012
Dessin mural au scotch argenté
Zone interdite
, 2012
Polystyrène expansé, scotch d’emballage, dimensions variables

Hectares, 2012
Mètres rubans, colle, dimensions variables
L’exotique
, 2012
Bois aggloméré, 300 x 300 x 50 cm
Mes Paysages
[n° 2, 5, 10, 12], 2009 —
Série d’impressions numériques sur Dibon, 5 exemplaires numérotés, 100 x 70 cm
Transmission
, 2012
Deux moniteurs, lecteurs DVD, vidéos en boucle

Pierre Clément, Effets variables

Vues de l'exposition, Omnibus, 15 mai - 16 juin 2012

Site de l’artiste : http://pierreclement.eu/

 

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Publié le 21 Mai 2012

Expos Omnibus 9512

L’exotique, 2012
Bois aggloméré, 300 x 300 x 50 cm


Pierre Clément, Effets variables

Exposition du 15 mai au 16 juin 2012, Omnibus, Tarbes

 

Il y a dans le travail plastique de Pierre Clément des préoccupations qui sont le reflet d'une génération. Celle qui s'est développée à la fin du XXe siècle en même temps que les nouvelles technologies d'information et de communication, et qui a vu la télévision, les médias et d'une manière générale les images envahir le quotidien. Une foule d'images et de textes véhiculée grâce aux progrès de la machine. Des monceaux d'informations de toutes natures diffusées sur le Net, accessibles en un clic : un terrain de jeu parfait pour Pierre Clément. Nourri par ce flux, il réalise des pièces qui interrogent les représentations mentales et sociales générées par la dite « Société de l'information », tout en prenant un malin plaisir à jouer avec les codes, les langages et les outils issus de la technologie.

 

Le titre choisi pour l'exposition illustre l'ironie qui domine dans ses productions. Effets variables... C'est l'impression que le visiteur pourrait ressentir devant l'ensemble des pièces proposées par le jeune artiste. Souvent minimales et parfois pauvres d'aspect, ses œuvres sont des signes à décrypter, l'ensemble pouvant fonctionner comme un rébus. Différentes représentations d'une histoire d'artifices et de glissements parfois subtils d'une réalité à une autre, teintée d'un regard cynique sur certains aspects du monde contemporain tels que la politique ou la finance.

En tout cas, Pierre Clément n'hésite pas à faire mauvais effet en exposant dès l’entrée un empilement de petits paquets rectangulaires emballés qui évoquent les saisies de drogue. Intitulé Zone interdite, ce travail souligne le côté factice de l’actualité et finalement le non sens contenu dans cette pseudo réalité livrée en pâture au grand public. Un tas de drogue exhibé comme un trophée au journal télévisé de 20 heures, pourtant ridicule au regard de l'ampleur du trafic et de la réalité économique et sociale qu'il recouvre. Pierre Clément multiplie les détournements en s’amusant de présenter un simple amas de formes en scotch pour incarner fugitivement une manne financière colossale.

Pour L’exotique, il s’est inspiré du logo d’un jeu vidéo, une illustration de palmier réduit à un archétype stylisé par les pixels, qu’il transforme en monument d’aggloméré. Couchée sur le côté, l’imposante sculpture de bois brut entraîne avec elle la vision d'un exotisme de pacotille tombé à terre, comme un écho à la situation réelle que cache bien souvent l'illusion des tropiques.

Avec Loading forever, Pierre Clément fait surgir une autre icône de la surface de l’écran, en imaginant une forme simulant une barre de chargement, symbole informatique courant de la durée de travail nécessaire à l’ordinateur pour répondre à une requête. Représentation du temps qui s’écoule et synonyme d’une certaine impuissance humaine, cet objet chargeant pour l’éternité des données invisibles s’affiche comme une Vanité contemporaine.

Pierre Clément procède volontiers par accumulation, répétition d’un même motif, d’un objet ou d’un geste. Il multiplie les grilles, les motifs géométriques et les séries, combinant méthode et hasard dans la lignée de François Morellet, dont il admire le travail. Son installation Hectares occupe l’espace avec des centaines de mètres alignés selon un quadrillage régulier, les rubans tirés à des hauteurs différentes. Comme les brins d’herbe dans un champ, l’ensemble de tous ces éléments à la fois identiques et distincts forme une nappe unifiée. Au-delà de la pointe d’absurdité qui affleure dans la tentation de mesurer le vide, la scène provoque une fascination visuelle quasi hypnotique, chaque point de vue permettant une nouvelle lecture.

En filigrane comme ici dans de nombreux titres d’œuvres (Le buisson, La pluie, Le champ, La souche…), la question du paysage apparaît comme un axe important des expériences plastiques menées par Pierre Clément. Dans la série Mes paysages, il se sert de logiciels et de ressources Internet comme matériau. Il utilise des images de fonds d’écran pour ordinateurs représentant des scènes toujours idéales, qu’il recompose, en sélectionnant et en recollant plusieurs fois de manière aléatoire des milliers de lignes de 1 pixel. Pierre Clément réalise ainsi des tableaux digitaux que l’on peut rapprocher du Glitch Art, mot issu du jargon informatique pour signifier un défaut de fonctionnement, devenu art d’exploiter des bugs pour créer un visuel artistique.

 

Pour cette première exposition personnelle qui éclaire une réflexion artistique articulée autour des relations entre réel et artificiel, et la révélation des passages qui s’opèrent dans cet aller-retour, Pierre Clément propose un ensemble de pièces susceptibles de modifications, des images déformées par des filtres, des paysages fragmentés, déchus, le tout dominé par une esthétique « Do it yourself », et la neige qui tombe dans le regard vide des grands de ce monde. Effets variables

 

Erika Bretton

 

 

« Je pense qu’il y a aujourd’hui plus d’images dans le monde que de réalité même. », Thomas Demand, cité par Jean-Max Colard, « l’ère du soupçon », Qu’est-ce que l’art aujourd’hui, numéro spécial Beaux-arts Magazine, mai 2002.

 

En savoir plus sur Pierre Clément : http://pierreclement.tumblr.com/ - http://pierreclement.eu

 

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