Hideyo Kaneko, Spectre, 2012

Publié le 19 Avril 2012

Suspendus à différentes hauteurs, une quarantaine de rideaux blancs ajourés bougent lentement dans la galerie, comme une sorte de grand mobile. Au-delà d’une esthétique directe et d’un clin d’œil aux magasins de voilages un brin vieillots, l’installation d’Hideyo Kaneko réinvente l’espace en interrogeant la vision que nous en avons et la relation que nous entretenons avec lui. Il y est aussi question de communication entre les êtres puisque cette sculpture pénétrable, lorsqu‘elle est expérimentée par plusieurs personnes, génère des rencontres tout en provoquant une mise à distance.

Le matériau choisi, fluide et nuancé, contrôle la lumière et créé des ruptures dans la lecture du volume de la pièce, masquant et dévoilant dans le même temps, préservant l’intimité tout en incitant à la curiosité.

Le titre de l’exposition évoque quant à lui le spectre lumineux, à la base une expérience d’Isaac Newton pour décomposer la lumière du soleil à l’aide d’un prisme de verre, mais aussi la définition physique du terme, c’est à dire la matérialisation des lignes de forces d’un champ, des trajectoires d’un fluide en mouvement ou des fréquences constitutives d’un rayonnement électrique. Il convoque aussi une armée de fantômes qui surgissent de cette masse blanche et mouvante, traînant dans leur sillage de vieilles dentelles une imagerie surannée.


Quelques images de l'installation

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Rédigé par OMNIBUS

Publié dans #Lèche-vitrine

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